Le 31 janvier 2019 à 19h30

Rockstore à MONTPELLIER

DISIZ LA PESTE

Prix Yoot : 10€ 25.8€

La vente pour cet événement est cloturée

Deux ans après Pacifique, Disiz est de retour au Rockstore avec son monstrueux 12ème album, Disizilla !

« Le nuage ne passera pas par vous », « Aucune élévation significative de la radioactivité n’a été constatée ».
Ce sont les déclarations officielles 29 avril 1986 suite à la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine. Les Français s’inquiétaient de l’expansion du nuage radioactif qui se baladait en Europe.

Disiz (Sérigne M.Gueye), 8 ans vivait seul avec sa mère, en HLM à Evry. Il se souvient de la présentatrice météo faire des gestes chorégraphiés devant une carte sur laquelle un nuage vert fluo, évitait avec bienveillance notre cher pays. Mais l’enfant lui vivait dans un autre climat, avec un autre type de radiations. Celui d’une mère seule et isolée. Il y a les radiations des catastrophes nucléaires et les radiations des catastrophes du destin. Comment ne pas devenir mutant dans certains contextes ? Comment ne pas être inadapté à la société ? Comment ne pas être irradié par son enfance ? Qui ne l’est pas ? Telle est la trame de ce 12ème album. Disiz est ZILLA !
Le 9 juin 2017 sortait Pacifique. Son 11e album, apprécié tant par la critique que par le public.
Avec Zilla, Disiz met KO en 16 titres. C’est un album redoutable. Un album de rupture brutale. Un disque feu, un disque fou.
Disiz est un Kaïju (monstres Japonais) !

Dans cet album c’est le passé de Disiz qui se réveille. Ce passé lourd. « Je suis irradié, démembré au milieu d’un cratère, passé frelaté, pollué dans le ventre du mère » Comme il le dit dans Hiroshima, il a « l’Amour nucléaire ». Cette thématique récurrente de l’enfance hante ce disque.
Avec Sofiane le rappeur du 93, il parle des Enfants des rues. Ceux de son premier roman (Les derniers de la Rue Ponty), les indigents, les orphelins, les laissés à eux-mêmes. Ceux qu’ils rencontrent depuis dix ans dans les foyers pour jeunes délinquants, ceux à qui il a donné des cours de dramaturgie au théâtre de l’Odéon pendant deux ans, ceux qu’il a rencontré en prison avec l’association Fujo de Mouloud Mansouri, toute cette jeunesse sacrifiée dont il fait partie et dont il s’inspire parce qu’il s’y reconnait.

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