Hobobo brosse un portrait de la création complètement subjective et tente de répondre aux trois questions ontologiques de Pierre Dac : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?
Un questionnement à même de changer notre regard sur nous même sur les autres et sur le monde qui nous entoure…
Après avoir vu Patrick de Valette dans sa prestation de haut vol en loufoquerie sans filet, on optera pour une explication simple mais de toute façon totalement à côté de la vérité : on est devant un « clochard » qui vit parmi les bobos, un artiste de Lascaux perdu dans la danse contemporaine, un bouddhiste indien qui pratique le pogo punk ou un bateleur de Beaubourg qui transforme en acteurs souffre-douleur ses spectateurs hilares.
Ceux qui ont vu les Chiche Capon se souviennent qu’il était le plus dingue de la bande, certainement le plus drôle.
Si l’on ne sait plus très bien ce qu’on a vu sous la blouse du professeur O’Taquet, censé expliquer l’évolution, on n’oubliera pas pourtant que cela valait vraiment le déplacement.
« Hobobo » et son créateur ont pour eux l’originalité. La vraie originalité, celle qui est appelée à vite se métamorphoser en spectacle classique qu’on en finira plus de venir voir et revoir pour n’en plus finir de partager un rire complice et salvateur.
+ d’infos :
Patrick de Valette, Isabelle Nanty, Sandrine Chaoulli
Spectacle accueilli avec la Cie Doré dans le cadre de Gare aux clowns
Durée : 50min