« La vie nouvelle, c’est l’aboutissement de toutes ces années de pratiques, de pensées, de réflexions et de partages. »Sylvain Huc & Mathilde Olivares
On a déjà pu voir Mathilde Olivares – par ailleurs elle-même chorégraphe – comme interprète dans plusieurs pièces de Sylvain Huc, notamment Sujets et Nuit, toutes deux présentées à Montpellier Danse. Elle a aussi œuvré en tant que regard extérieur sur le solo Lex. En parallèle de ces créations, la complicité artistique et humaine qui les relie depuis environ dix ans se nourrit d’un travail approfondi de recherche en studio et d’une très féconde stimulation intellectuelle réciproque.
Porteuse des strates du travail déjà accompli ensemble, La Vie nouvelle constitue leur première pièce conçue et interprétée en binôme.
Pas de thème, encore moins de message.
Sculptant l’espace autant que creusant le temps, sans ne rien préméditer ni imposer, le duo s’attache à générer un langage commun exempt de superflu et résolument inscrit dans le présent. Sur le plateau nu, seul vient s’immiscer un petit objet cylindrique noir – littéralement insignifiant – qui fait le lien entre leurs corps et agit sur leurs mouvements. Tendue vers la part la plus irréductible du réel, leur exploration sensible mobilise tout l’être et engage aussi la voix, à travers du chant. D’amples plages méditatives de trois compositrices contemporaines majeures – Ellen Arkbro, Sarah Davachi, Kali Malone – scandent la pièce, marquée par une attention aiguë au(x) son(s) et au(x) silence(s).
À la fois (méta)physique et poétique, une expérience intense, se vit ainsi sur scène en connexion intime avec le public, dans un rapport de confiance maximale.
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Conception, chorégraphie, interprétation : Sylvain Huc et Mathilde Olivares
Durée : 1h
Image : ©Loran Chourrau