Voyager, rassembler, révéler, partager, offrir, surprendre.

Telles sont les envies (à nouveau) affichées pour ce Fiest’A Sète 2019 !
Pour un festival comme le nôtre, la programmation d’une édition s’apparente à un voyage au long cours, guidé par un souci constant d’exigence et un attachement intransigeant à des valeurs inflexibles : tolérance, découverte, métissage, ouverture au monde et à toutes ses musiques.
Un travail contraint à la fois par les opportunités qui s’offrent, l’agenda des artistes que nous chérissons, les imprévus, les rêves que l’on garde toujours au chaud.
Un travail également cadré par la recherche d’un certain équilibre. Voire de quelques-uns.
Équilibre entre propositions populaires et projets intrépides.
Entre valeurs sûres d’aujourd’hui et de demain.
Entre respect de traditions séculaires et excentricité iconoclaste.
Entre les deux hémisphères.
Entre le levant et le couchant.
Sans oublier l’infinité de combinaisons et de croisements possibles entre ces différentes tendances.
Pour une fois, il est tout de même une catégorie spécifique d’équilibre que l’on n’aura pas réussi à atteindre tout à fait. Et au fond, cela nous ravit.
Cet équilibre particulier, qui donne tant de fil à retordre aux institutions, administrations, partis politiques, et qui tracasse sans doute également les programmateurs de festivals œuvrant dans d’autres domaines musicaux que le nôtre, c’est la parité.
Et si nous ne l’atteignons pas tout à fait, c’est simplement parce qu’en réalité, nous le dépassons.
Alors certes, si l’on considère l’ensemble des artistes et musiciens accompagnateurs qui vont se succéder au Théâtre de la Mer et sur les scènes installées sur les places de village autour de l’étang de Thau, c’est peut-être moins flagrant que ce qu’on le clame avec une fierté que vous nous pardonnerez, souhaitons-le…
N’empêche, un seul coup d’œil au programme de cette édition 2019 suffit pour en remarquer l’allure très féminine, que l’on retrouve d’ailleurs jusque dans le superbe visuel signé Delphine et Élodie Chevalme.
Femmes puissantes, à l’instar de l’inoubliable Césaria Evora, de la divine Omara Portuondo ou de la pétillante Calypso Rose.
Et la relève des Susheela, Ana Carla, Lucibela, Anoushka, Lura, Elida, Nancy ou La Yegros n’a rien à leur envier.

Alors, plus progressistes que les autres, les musiques du monde ? Il serait sans doute bien présomptueux de l’affirmer, tout comme il serait indécent de jurer que les droits des femmes ne souffrent aucune entorse en Argentine, en Inde, dans les Caraïbes ou dans la plupart des pays d’Afrique ou du Moyen-Orient.
Reste cette présence massive d’ambassadrices, qu’il est si tentant d’interpréter comme un signe d’espoir.
Il y a tout lieu de s’en réjouir.
De toutes façons, la réjouissance, celle du public, des artistes, voilà bien le principal objectif que poursuit, année après année, l’équipe de passionnés que nous sommes, avec le même engagement de militants culturels, le même souci de cohérence dans notre ligne artistique.
Parce que nous savons bien que si le monde tourne moins rond que ce qu’on le souhaiterait, il demeure essentiel, pour les animaux sociaux que nous sommes, de retrouver dans la fiesta, la réunion, la communion, appelez ça comme il vous plaira, l’idée d’une rencontre, d’un destin commun, d’une joie partagée.
Bien des solutions alternatives ont été testées depuis la nuit des temps, mais celle-ci demeure, contre vents et marées, ici, là-bas, partout, la plus désirable. La plus humaine et universelle.

Notre 23e parenthèse enchantée s’étalera donc cette année du 20 juillet au 6 août, toujours marquée du sceau de l’enthousiasme, de l’exigence et du désir. Une grande fête populaire, hédoniste et fraternelle, ponctuée de soirées sous les étoiles, les sonorités charnelles et les cadences sensuelles d’outre-mer épousant le ressac.
Il y en aura pour tous les goûts et toutes les envies : concerts gratuits sous les platanes et les micocouliers à Poussan, Marseillan et Balaruc-les-Bains, soirées thématiques avec la Grande Bleue en fond de scène, conférences, projections, ateliers jeune public, before sur la plage…
Bref, une fiesta polychrome où l’on a hâte de vous croiser.

À tout de suite !

L’équipe de Fiest’A Sète

Plus d’informations : fiestasete.com

 

De nous tous, les "musiques du monde" émanent ; à nous tous elles appartiennent ; à nous tous, elles s'adressent.

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