
Matière grise commence vingt-sept heures après qu’un buffle a percé le toit et est tombé brusquement au milieu du plateau.
Ce qu’on voit, c’est trois figures autour d’un paysage, engagés dans une action lente et continue, traversée par des déviations, des événements, des accidents. La Matière grise est une zone d’indéfinition. Un champ chromatique défini par une absence. Une désaturation de la vision. Un point d’inflexion imminent. Un détail microscopique activé par un geste mineur.
Ce qui nous intéresse une dimension catastrophique du corps qui n’a pas forcément à voir avec un impact. Nous sommes intriguées par la possibilité d’activer un corps avec une temporalité très étirée – un millimètre par seconde pour être plus précise – mais qui habite une sorte de frontière (ou zone grise) entre le quotidien et la fiction, le poids et l’humour, entre la visibilité et l’opacité, la surface et l’abîme.
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